mardi 1 janvier 2013

Portage et grossesse


J’ai décidé de rédiger cet article tant que je suis encore dans le « vif du sujet » !
Enceinte de 6 mois, j’ai voulu vous faire part de la façon dont a évolué le portage avec ma fille depuis le début de cette grossesse.


Vous avez peut-être déjà lu des articles sur le sujet (je pense notamment à celui de Marie Vial sur son blog « Papotages autour du portage », très complet), mais chaque personne, chaque couple porteur/porté et chaque grossesse étant différents, il m’a parut intéressant d’apporter aussi mon expérience. Certaines y trouveront peut-être des astuces qui peuvent leur convenir, enceintes ou pas d’ailleurs !

Tout d’abord, il est bien évident que sans être une maladie, la grossesse est un état particulier qui nécessite de prendre plus ou moins de précautions. Il faut s’assurer qu’elle se déroule de façon normale, ne pas hésiter à demander un avis médical, savoir s’écouter et être attentive aux signes de fatigue.

Les 3 premiers mois :
 Les premières semaines, le ventre reste discret (quoi que...) et son volume ne gêne généralement pas le portage.
Mais pour ma part, j’ai vite été limitée par la fatigue et autres désagréables symptômes... Les nouages, le serrage me coûtaient, me demandaient trop d’efforts au quotidien. Alors autant dire que les écharpes sont plutôt restées au placard ces 3 premiers mois. Mais Lola qui avait entre 13 et 16 mois, ne l’entendait pas de cette oreille !

Théoriquement, le portage ventral reste possible, on privilégiera plutôt le côté et le dos, mais les habitudes de portage ne changeront pas forcément pour tout le monde.

Côté : C’était l’été, le sling s’est avéré être agréable pour toutes les 2.




Le SuppoRi a été notre compagnon lors des baignades.

Le portage côté était donc privilégié par rapport au portage dos, dont l’installation m’était trop contraignante.

Dos : Je n’étais pas non plus à l’aise en mei-tai. De plus, les finitions poitrines m’étaient désagréables ayant les seins sensibles.
 J’avoue, je suis donc allée à la facilité : j’ai piqué (et déréglé, sacrilège), l’ergo de mon homme : léger et aéré pour les chaleurs, vite installé, peu de réglages, poids bien répartit...
 Puis doucement, ce second bébé a fait sa place...

Ensuite...
Passé le premier trimestre, généralement, la fatigue et les symptômes s’estompent, disparaissent, on se sent plus... « en formes » !!
 C’est ainsi que j’ai à nouveau changé mes habitudes : le portage côté devint de plus en plus inconfortable, de par son asymétrie, mais aussi car la jambe de ma fille appuyait sur mon ventre. J’aime porter haut, et il m’arrive encore pour de courts moments d’utiliser le sling, mais surtout le Tonga sur le côté.
 Il sera donc principalement question ici de portage dos.

Préformés : La ceinture ventrale devenant gênante, le portage en préformé demande des ajustements. On peut la fixer au dessus du ventre, juste sous les seins, ce qui permet un portage plus haut et une position plus physiologique.

Pour ma part, cette solution ne me convenait pas car la ceinture redescendait, et m’appuyait par conséquent sur le ventre. J’ai alors procédé différemment : une fois le bébé installé de façon classique, je desserrais la ceinture, la détachais pour repasser chacune de ses sangles dans les bretelles, pour venir la fermer au dessus ou au dessous de la poitrine. Ainsi bloquée, elle ne descendait pas sous le poids.








 Toutefois, cette technique ne fonctionne pas avec tous les préformés : confortable avec le Boba 3g (c’est d’ailleurs ce qui m’a réconciliée avec ce porte-bébé !), faisable avec le Manduca, mais difficile avec l’Ergo (la ceinture n’est pas centrée et ne se règle que d’un côté, donc la boucle gêne).


Les mei-taï : ces porte-bébés sont ce qu’il y a de mieux pour nouer en épargnant le ventre ! On peut nouer la ceinture haut, la coincer dans les bretelles, bref, une multitude de finitions !


Cependant, ceux qui offrent peut-être le plus de possibilités, les « vrais » mei-taï, comme le Didytai, le Hop-tye, ne me conviennent pas en ce moment, je suis plus à l’aise avec des bretelles rembourrées (c’est aussi dû aux 12kg de mon grand bébé !).

Et ici, contrairement aux préformés, la base du bébé est en plus soutenue par les pans qui repassent sous les genoux, donc la ceinture ne descend pas. Le portage reste assez haut, et le poids est idéalement répartit sur les épaules et le buste.





Car la répartition du poids prend ici plus d’importance qu’en temps normal, le centre de gravité étant modifié !

L'onbuhimo est également tout indiqué car il laisse l'abdomen tout à fait libre, sans pressions, ni sur la poitrine (version Sac à dos).








Mais là encore, malgré le confort des bretelles rembourrées, le fait que le poids ne soit répartit que sur les épaules m'incommode.

De plus, le portage haut dans le dos à tendance à me déséquilibrer d’avantage, et j’ai l’impression que mes muscles abdominaux doivent travailler pour compenser ! Un portage plutôt bas me convient mieux, je me sens plus stable et je n’ai pas l’impression de forcer. Le poids du bébé (le grand, hein !) au niveau des lombaires compense celui du ventre à l’avant. Ce n’est peut-être pas idéal vis-à-vis de la posture car on est d’avantage cambrée, mais c’est beaucoup plus confortable !!
Dans ce registre là, on a donc :



Le sling au dos : malgré un appui asymétrique, il permet une bonne répartition du poids, sans gêner le ventre. Le réglage est précis, quel que soit l’âge du bébé porté.


Le Tonga : Selon le même principe, portage asymétrique au dos. Très simple et rapide à installer, en toutes situations, surtout s’il est réglable (s’adapte à tous les habits, été comme hiver). Il est de plus tout à fait adapté aux bambins qui ne veulent pas être trop enveloppés et qui demandent à monter-descendre. Cette position demande cependant  de l’habitude pour le porteur comme pour le porté, ce dernier devant être capable de s’agripper (cf article "Porter au dos avec un pbb d'appoint").


Le pagne : portage bas par excellence, en appui sur le sternum (ce qui peut d’ailleurs gêner certaines au niveau de la poitrine) donc symétrique, les épaules sont libres ce qui peut être appréciable pour les tâches du quotidien.






Echarpe : même si je le pratique moins, il représente le moyen qui offre le plus de possibilités !


Pour un portage plutôt bas, on pourra donc nouer un hamac simple, qui rappellera la position du sling au dos : pré-réglé, si comme moi vous préférez aller au plus simple en ce moment, mais je le trouve moins facile à ajuster, donc moins confortable sur la durée.





Ensuite, l’enveloppé-croisé pans non déployés peut être confortable, si le passage des pans sur la poitrine ne gêne pas. C’est un nouage stable, qui soutien bien la base pour un bébé d’un bon poids, et qui, grâce à son nœud intermédiaire, permet une installation facilitée.





Bien sûr, le kangourou dos est toujours d’actualité ! On optera encore pour une finition poitrine, la version décentrée étant tout à fait indiquée. 
  
Mais ma fille me pèse trop sur les épaules, je lui préfère alors un DH  qui répartit mieux le poids grâce à la bande passante sur la poitrine, plus stable sur la durée.

Mais cela reste tout de même occasionnel, trop fastidieux, le pli par pli me demande trop de précision : ma puce marche, est moins demandeuse et je m’en accommode...
Une page est en train de se tourner !

Bref, voici un petit tour d’horizon, vos commentaires et expériences sont les bienvenus pour enrichir cet article qui j’espère, apportera quelques pistes aux futures mamans qui veulent continuer à porter !

Aucun commentaire:

Publier un commentaire